Qui suis-je ?

Simplement une jeune auteur, pas connue ni publiée, mais qui écrit par plaisir.
Pour constater le pouvoir des Mots.

Celui qu'ils ont sur moi : le plaisir, parfois le soulagement, qui s'installent en moi lorsque je parviens à exprimer ce que je ressens.

Celui qu'ils auront, je l'espère, sur vous.

Si je parviens à vous toucher, alors j'aurai gagné. Une victoire sur moi-même.

_.-._.·´¯`·._.· * Riche est celui qui sait partager * ·._.·´¯`·._.-._

Petite précision : les textes les plus récents se trouvent juste en dessous de cet article...

# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 11:48 AM

Edited on Friday, 09 January 2009 at 2:04 PM

Grain de Poussière

Ce n'est pas le destin qui importe, mais la façon dont tu le domptes.
Les mots lui revinrent à l'esprit.
Et elle comprit. Le monde tel qu'elle l'avait connu n'existait plus.
Seule restait la misère, omniprésente sur la sphère noire que la terre était devenue.
Et elle comprit. La raison de son incroyable périple lui apparu clairement. En effectuant ce long voyage, elle avait changé le cours de son propre destin, et avait gagné le pouvoir de modifier celui du monde tout entier. Et protéger ceux qui étaient encore sa famille. Les Hommes.

˜˜˜
Longtemps elle l'avait cherché. Enfin, elle venait de le trouver.
Devant elle se dressait l'Agonia. Le piton rocheux semblait s'étendre jusqu'aux cieux.
« Et c'est sûrement le cas », pensa-t-elle.
Mais plus impressionnantes encore que la taille du pic étaient les inscriptions qui le parcouraient sur toute sa surface.
Etendant sa main, elle effleura la roche. Un frisson la parcouru tandis qu'elle prenait conscience de toucher au but. Elle fit lentement glisser ses doigts le long de la paroi, frôlant les fins sillons que formaient les mots d'une langue inconnue.
Elle posa son autre main sur le monument, puis ferma les yeux.
« Algaren Agonia taroness adenar Ilmondal », murmura-telle avec toute la foi qu'elle possédait.

˜˜˜
« Il est temps pour toi de repartir, lui dit-il.
- Déjà ? répondit-elle, déçue.
- Tu es ici depuis plus longtemps que tu ne sembles le penser.
- Longtemps ? Longtemps comment ? »
Eldawyr sembla soudain pensif.
Elle savait déjà qu'elle n'aurait pas de réponse à sa question.
« - Bien, je partirai dès que possible.
- Maintenant. »
Et soudain devant elle se dressa Agonia. La Montagne du Dernier Souffle était aussi imposante que dans ses souvenirs. Et toujours aussi belle.
« Maintenant ? »
L'Elfe hocha la tête.
« - Elda'... Tu vas me manquer. Vraiment.
- Tu me manqueras aussi, jeune Humaine.
- Tu ne comprends pas. J'ai l'impression que sans toi ma vie toute entière aurait été privée de son sens. Je vais te quitter, puisque tu sembles considérer que c'est nécessaire, mais je ne t'oublierai jamais. Tu seras toujours mon Guide.
- C'est cela, en quelque sorte.
- Tu essayes de me faire deviner quelque chose ?
- Non, il n'y a rien à deviner. Je suis le Gardien du Monde. Du Monde tout entier : Ilmondal, mon univers, et Armondal, le tien. Jeune Humaine, je vais te demander de me faire une promesse.
- Laquelle ?
- Celle de ne jamais oublier l'Essence de la vie. De ne jamais oublier que ce n'est pas le destin qui importe, mais la façon dont tu le domptes. »
Elle promit.
Puis, plus émue qu'elle ne l'avait jamais été, elle posa les paumes de ses mains contre la roche.
« Une dernière chose, jeune Humaine. »
Elle leva les yeux vers son ami. Vers son Guide.
« Il y a une dernière chose que tu dois comprendre. Les Hommes ont besoin d'apprendre à dompter leur destin. Tu seras le grain de poussière qui brisera les rouages infernaux et le leur apprendra. Tu seras le Regard neuf du Passé. »
Il lui adressa un dernier sourire, qui semblait presque triste.
« Au revoir, Grain de Poussière. »
Puis il disparut. Pour toujours.
Elle prononça les Mots.
« Algaren Agonia taroness adenar Armondal »

˜˜˜
Une larme roula le long de sa joue.
Le monde qu'elle connaissait n'était plus.
Son village avait disparu, laissant la place à une sombre ville aux tours élevées.
Voilà des semaines qu'elle marchait.
Le monde qu'elle connaissait n'était plus. Tout avait changé.
L'air était devenu putride, les terres arides et les Hommes faibles.
Eldawyr le Sage avait raison. Le temps était passé bien plus vite ici que dans le pays des Eternels.
Et pendant ce temps, qui lui avait paru si court, les Hommes avaient changé.
Ils s'étaient laissés persuader d'être faibles.
D'être assujettis au destin.
Et par là même avaient été assujettis à une poignée d'hommes.
Les Hommes ont besoin d'apprendre à dompter leur destin. Tu seras le grain de poussière qui brisera les rouages infernaux et le leur apprendra. Tu seras le Regard neuf du Passé.
Elle comprit.
Elle était la seule à connaître la Vérité. La seule à pouvoir ramener les Hommes à leur liberté.
Car elle avait connu le Passé. Le temps où les Hommes étaient encore maîtres de leurs destins. Elle était le Regard Neuf du Passé.

˜˜˜

Ce n'est pas le destin qui importe, mais la façon dont tu le domptes.
Les mots lui revinrent à l'esprit.
Et elle comprit. Le monde tel qu'elle l'avait connu n'existait plus.
Seule restait la misère, omniprésente sur la sphère noire que la terre était devenue.
Et elle comprit. La raison de son incroyable périple lui apparu clairement. En effectuant ce long voyage, elle avait changé le cours de son propre destin, et avait gagné le pouvoir de modifier celui du monde tout entier. Et protéger ceux qui étaient encore sa famille. Les Hommes.


A nous d'être les grains de poussière.
Aniel De Quelnor.

# Posted on Friday, 05 June 2009 at 5:25 PM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 5:34 PM

Akin

Because you just wanted to escape
And 'cause you always dreamed to see other landscapes.
Because you imagined a boat navigating on the Infinite Blue
And being able to make dreams become true.
Because things were not always easy
And 'cause you weren't always happy.

Because you were often hurt by life
And nevertheless today you're safe.

Because there is one single thing to understand
And that it's just to always stand
Up when events bring you down and try to destroy what you believe in,
And to never doubt that we are friends akin.



Aniel De Quelnor.


Pour ceux qui ne parleraient pas du tout anglais :

De même sang

Parce que tu voulais simplement t'échapper
Et que tu rêvais toujours de voir du paysage.
Parce que tu imaginais un bateau voguant sur le Bleu infini
Et étant capable de rendre les rêves vrais.
Parce que les choses n'étaient pas toujours faciles
Et que tu n'étais pas toujours heureux.

Parce que souvent tu fus blessé par la vie
Et qu'aujourd'hui pourtant tu es sauf.

Parce qu'il n'y a qu'une unique chose à comprendre
Et que c'est juste de toujours se relever
Quand les événements te jettent à terre et détruisent ce en quoi tu crois,
Et de ne jamais douter que nous sommes des amis de même sang.



Aniel De Quelnor.

# Posted on Wednesday, 03 June 2009 at 1:37 PM

Edited on Wednesday, 03 June 2009 at 1:57 PM

Le Conteur

A ceux qui m'ont Conté.


Elle marche dans la rue. Ses parents sont devant elle. Ils entrent dans une petite échoppe miteuse. Elle les suit. En soupirant. C'est une librairie. Elle regarde autour d'elle. Des livres. Partout.
Ses parents se pressent dans les allées. Elle s'assoie. Au milieu des livres. En soupirant. C'est inconfortable. Elle empile des livres. S'en fait un dossier. Et attend. Ses parents ont disparu dans les rayonnages. Elle reste seule. Dans la pénombre. Et elle soupire.

Soudain une étrange silhouette. Qui se démarque des livres. Et s'approche d'elle. On dirait un vieux sorcier. Il s'approche. Il est vieux en effet. Tout courbé. Il s'approche encore. Elle prend peur. Son visage est tout ridé. Il se présente. C'est un Conteur. Elle ne sait pas ce que c'est. Il lui explique. D'une voix douce. Et apaisante. Son rôle est tout simple. Il enseigne la lecture. Elle rétorque. Elle n'a pas besoin de lui. Elle sait déjà lire. Il lui répond. Simplement. Calmement.
Si tu n'aimes pas lire, c'est que tu ne sais pas lire.

Il tend sa main. Elle tend la sienne. Il la frôle. Sa main est chaude. Et douce. Il lui confie l'objet. Elle le regarde. C'est un médaillon. Elle ne comprend pas. Elle le questionne. Il répond.
Lorsque tu sauras lire, il s'ouvrira. Et avec lui s'ouvrira un autre trésor, bien plus précieux encore.

Elle relève les yeux. Le Conteur a disparu. Elle soupire. Ses parents ne reviennent toujours pas. Elle soupire. Encore une fois. Elle s'ennuie. Elle prend un livre.
L'ouvre.
Le temps passe.
Elle le referme.
En ouvre un autre.
Puis un autre.
Et encore un.

Elle se réveille.
Voit sa mère. Penchée au dessus d'elle. Elle se redresse. Réclame le Conteur. Sa mère ne comprend pas. Elle ne comprend jamais. Elle veut le Conteur. Sa mère ne comprend rien. Elle veut le Conteur. Celui de la librairie. La mère semble surprise. Elle pose sa main sur le front de sa fille. Il n'est pas chaud. Elle est rassurée.
Elle réclame le Conteur. La mère est surprise. A nouveau. Elle regarde sa fille. Et lui explique. Ils ne sont pas entrés dans la petite librairie. Jamais. Elle était fermée. C'est dommage. Mais pas très grave.

Elle ne dit rien. La mère sort.
Elle n'est jamais entrée dans la librairie.
Le Conteur n'existe pas.
Elle serre les poings. Sursaute. Ouvre sa main. Aux creux de sa paume trône le médaillon. Il est brûlant. Elle actionne le mécanisme. Ouvre le médaillon.
Et sous ses yeux émerveillés prennent vie d'autres mondes, d'autres univers. Elle revit chacune des histoires qu'elle a lues. Redevient tour à tour princesse, pirate, sorcière et guerrière.

Aujourd'hui encore, il lui arrive d'ouvrir le médaillon.
Et de se plonger dans les histoires que le Conteur lui a appris à lire. Lui a appris à aimer.

Car le Conteur a tenu sa promesse.
Avec le médaillon s'est ouvert un autre trésor, bien plus précieux encore.
Avec le médaillon s'est ouvert son coeur.



Aniel De Quelnor.

# Posted on Tuesday, 02 June 2009 at 2:51 PM

En Equilibre

Pour Yara... <3

L'Homme est un acrobate
Sa vie est un toron
Sur lequel il se hâte
En craignant le plongeon

Car parfois les nuages
En cachant le soleil
Forment un triste mirage
Camouflent les merveilles

Il perd alors aplomb
Côtoie le précipice
Se rapproche du fond
De l'insondable abysse

Mais nous sommes l'éventail
Dispersant la nuée
Nous sommes le gouvernail
D'un aplomb retrouvé

Ferme les yeux, Ami
Et laisse-toi guider
Car au coeur de la vie
Nous saurons te ramener.


Aniel De Quelnor.

# Posted on Monday, 01 June 2009 at 2:15 PM